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Tracker des amendes greenwashing UE 2026 : chaque sanction

Par EcoClaim2026-05-1410 min de lecture
Pages imprimées d'une décision juridique étalées sur un bureau — le format de dossier que prend toute amende UE pour greenwashing avant d'atteindre les gros titres

Le 21 janvier 2025, l'AGCM a signé une décision infligeant 8 millions d'euros à un seul opérateur logistique pour la manière dont il décrivait son service de livraison. Huit mois plus tard, la même autorité a infligé 1 million à Shein pour la collection evoluSHEIN. Un tribunal parisien a ordonné à TotalEnergies de payer 10 000 € par jour jusqu'à cesser d'appeler ses produits 'neutres en carbone'. Un tribunal de Francfort a interdit la publicité 'CO₂ neutre' de l'Apple Watch — 250 000 € par récidive. La DGCCRF a contrôlé 3 000 établissements et trouvé 15 % en manquement grave. L'ère des lettres polies est terminée. Cette page est la référence chronologique de chaque amende, injonction et décision UE significative pour greenwashing que nous suivons — chacune projetée sur la disposition exacte de la Directive 2024/825 qui régira la même conduite à compter du 27 septembre 2026.

Pages de texte juridique et documents procéduraux étalés sur une surface neutre — le format de dossier que prend toute décision UE pour greenwashing avant le communiqué de presse
Chaque entrée ci-dessous est un dossier : régulateur, base légale, conduite, amende, citation. Les communiqués sont les 5 % visibles ; les dossiers sont ce qui rend exécutable un plancher de 4 % dans 27 juridictions.

Comment lire ce tracker

Chaque entrée enregistre une décision réelle — amende administrative, jugement, ou injonction formelle — rendue par une autorité d'État membre UE ou par une juridiction nationale contre un commerçant identifié pour son marketing environnemental. Nous indiquons l'entreprise, le régulateur, la date, le schéma d'infraction en langage clair, la sanction monétaire (ou le remède non monétaire), la base légale, et la projection de la même conduite vers une disposition spécifique de l'Annexe I de la Directive 2024/825 — le régime qui s'appliquera uniformément aux 27 États membres dès le 27 septembre 2026.

Tracker vivant

Nous actualisons cette page à chaque nouvelle amende ou décision publiée. La vague de transposition 2026 produit des décisions à un rythme plus soutenu que la période pré-EmpCo — attendez-vous à ce que ce catalogue s'étoffe chaque mois. Ajoutez-la à vos favoris.

Le catalogue d'affaires 2025–2026

GLS — 8 millions d'euros (AGCM, Italie, 21 janvier 2025)

La plus grosse amende greenwashing unique sur la piste post-EmpCo à ce jour. L'AGCM italienne a sanctionné General Logistics Systems Italy à 8 millions d'euros pour avoir utilisé un langage climatique sur ses services de livraison sans distinguer entre réductions réelles d'émissions et achat de crédits compensation. L'AGCM a conclu que GLS brouillait la frontière entre décarbonation dans la chaîne de valeur et neutralité fondée sur les crédits — exactement la conduite que l'Annexe I, point 4a d'EmpCo interdira purement et simplement dès le 27 septembre 2026.

  • Régulateur : Autorità Garante della Concorrenza e del Mercato (AGCM).
  • Base légale : Articles 20–23 du Codice del Consumo italien (transposition italienne de la PCD).
  • Schéma d'infraction : allégations environnementales ambiguës confondant compensation et réduction.
  • Mapping EmpCo : Annexe I, point 4a (allégations de neutralité fondées sur la compensation).
  • Équivalent post-EmpCo : minimum 4 % du chiffre d'affaires italien, sans marge sous le plancher.

Shein — 1 million d'euros (AGCM, Italie, 4 août 2025)

L'AGCM a infligé 1 million d'euros à Infinite Styles Services Co. Ltd, l'opérateur européen basé à Dublin de Shein, pour messages trompeurs sur la durabilité dans les sections #SHEINTHEKNOW, evoluSHEIN et Social Responsibility. La décision a ciblé quatre catégories distinctes : déclarations génériques vagues, allégations de recyclabilité fausses ou confuses, positionnement éco-favorable de la ligne evoluSHEIN sans communication de sa part marginale dans la production totale, et engagements zéro net contredits par les propres données d'émissions de Shein (en hausse en 2023 et 2024).

  • Régulateur : AGCM (Italie), enquête ouverte en septembre 2024, décision en août 2025.
  • Mapping EmpCo : Annexe I, point 2 (allégations génériques), Annexe I, point 4 (engagements futurs), Annexe I, point 4b (indicateurs ESG sélectifs).
  • Angle transfrontalier : la décision visait une entité dublinoise détenue par une maison-mère singapourienne — preuve que le droit européen de la consommation suit le consommateur, pas le vendeur.
  • Lire l'analyse complète : L'amende d'1 M€ de Shein : avant-goût de l'application EmpCo.
Journaux pliés de la rubrique économique empilés, le titre 'WORLD BUSINESS' visible dans le cadre — la cadence médiatique derrière chaque amende UE pour greenwashing
La plupart des actions d'application arrivent comme un seul communiqué de presse un vendredi après-midi. Le rythme s'est accéléré en 2025 et 2026 — et la coordination CPC convertit chaque communiqué national en événement de risque dans 27 juridictions.

Apple Watch — 250 000 € par infraction (LG Francfort, Allemagne, 26 août 2025)

Le Tribunal régional de Francfort-sur-le-Main a accordé l'injonction de Deutsche Umwelthilfe contre Apple au sujet de la publicité 'CO₂ neutre' de l'Apple Watch. Le tribunal a constaté que 75 % des projets d'eucalyptus d'Apple au Paraguay étaient sur des baux expirant en 2029 — bien trop courts pour une allégation que les consommateurs interprètent raisonnablement comme couvrant les émissions jusqu'en 2050. Le jugement comporte une amende administrative de 250 000 € par cas de non-conformité, avec emprisonnement jusqu'à six mois pour les dirigeants responsables comme garde-fou au titre du §890 ZPO.

  • Juridiction : Landgericht Frankfurt am Main (Tribunal régional de Francfort).
  • Base légale : §3, §5 UWG (Loi allemande contre la concurrence déloyale).
  • Mapping EmpCo : Annexe I, point 4a (allégations de neutralité carbone fondées sur la compensation).
  • Portée stratégique : Apple supprime déjà le langage 'carbon neutral' de son marketing UE en anticipation du 27 septembre 2026.

TotalEnergies — 10 000 € par jour (Tribunal judiciaire de Paris, France, 23 octobre 2025)

Le Tribunal judiciaire de Paris a ordonné à TotalEnergies de retirer le marketing de neutralité carbone de toutes ses communications commerciales et de payer une pénalité quotidienne de 10 000 € en cas de non-conformité — le premier jugement de greenwashing victorieux contre une supermajor pétrolière sous le droit européen de la consommation. Les requérants ont fait valoir que le cadrage 'zéro net en 2050' et le positionnement 'carburant neutre en carbone' trompaient les consommateurs sur la trajectoire de transition. Le tribunal a tranché en leur faveur : l'argument sectoriel d'une supermajor ne tient plus.

Le cadrage sectoriel — 'toute notre industrie parle comme ça' — n'est pas une défense face à un constat de pratique trompeuse sous la PCD. EmpCo n'assouplira pas cette position ; l'Annexe I, point 4a la durcira.

Analyse du jugement TotalEnergies d'octobre 2025 — équipe d'application UE d'EcoClaim
  • Juridiction : Tribunal judiciaire de Paris.
  • Base légale : Code de la consommation, Articles L121-2 à L121-5.
  • Mapping EmpCo : Annexe I, point 4a (neutralité fondée sur la compensation) et point 4 (engagements futurs non étayés).
  • Valeur de précédent : premier jugement contre une supermajor pétrolière ; les défenses sectorielles sont mortes.

Eni — 5 millions d'euros ('diesel vert', AGCM, Italie, 2020 — schéma toujours actif)

L'AGCM a sanctionné Eni à 5 millions d'euros pour avoir commercialisé Eni Diesel+ comme 'vert' — sa plus lourde amende greenwashing de l'ère pré-EmpCo. La publicité suggérait un bénéfice environnemental important du contenu en huile végétale hydrogénée, mais l'AGCM a conclu que le message impliquait un niveau de performance que le produit ne pouvait pas tenir. Le schéma 'Eni Diesel+ vert' — adjectif environnemental générique appliqué à un produit fossile sans performance excellente reconnue — est désormais une infraction Annexe I, point 2 dans les 27 États membres.

Volotea, EasyJet, Lufthansa et 17 autres — coup de filet CPC (avril 2024)

Le Réseau de coopération en matière de protection des consommateurs (CPC) de la Commission européenne a coordonné un coup de filet contre 20 compagnies aériennes européennes pour allégations vertes trompeuses — principalement 'compensez votre vol', 'carburant aérien durable' et 'voyage neutre en CO₂'. Le mécanisme CPC n'impose pas d'amende propre mais fournit à chaque régulateur national un dossier de preuves synchronisé pour agir localement. C'est le modèle opérationnel que suivra chaque enquête greenwashing après le 27 septembre 2026 : une plainte, vingt-sept actions parallèles.

FlixBus — arrêt BGH Klimaneutral (Allemagne, 27 juin 2024)

La Cour fédérale de justice allemande (BGH) a jugé dans l'affaire Katjes 'klimaneutral' que la signification d'une allégation 'climatiquement neutre' doit être expliquée sur le même support publicitaire où l'allégation apparaît — pas via une note de bas de page, un QR code ou un lien externe. L'arrêt visait formellement Katjes (confiserie) mais s'applique à toute marque utilisant 'klimaneutral' en Allemagne, avec des décisions parallèles contre FlixBus et d'autres. L'étayage sur le même support est désormais la base allemande, et l'Annexe I, point 4a d'EmpCo l'étend à toute l'UE.

KLM — 'aviation durable' trompeuse (Tribunal d'Amsterdam, mars 2024)

Le Tribunal de district d'Amsterdam a jugé que les publicités de KLM laissant entendre que voler pouvait être 'durable' ou 'responsable' grâce à des compensations de reforestation étaient illégales sous le droit néerlandais de la consommation. Le jugement, non monétaire (déclaratoire et retrait publicitaire), a établi que l'intensité structurelle des émissions de l'aviation ne peut être couverte par un langage de compensation — un précédent que toutes les compagnies UE réécrivent en silence depuis.

DGCCRF — contrôle de 3 000 établissements et 70 sanctions (France, rapport 2023–2024 publié en octobre 2025)

La direction française de la répression des fraudes a publié son bilan d'enquêtes anti-greenwashing 2023–2024 le 1er octobre 2025 : 3 000 établissements contrôlés dans le textile, la cosmétique, l'alimentaire, l'hôtellerie et d'autres secteurs ; 15 % avec manquements graves ; 430 injonctions de mise en conformité ; 70 amendes ou procédures pénales ouvertes. La DGCCRF a signalé des allégations génériques comme 'livraison éco-responsable', 'brique verte' ou 'préserver la planète' comme schémas récurrents. Le bilan annonce aussi un renforcement des contrôles 2025–2026, de nouveaux canaux de signalement via le portail français des achats durables, et des partenariats outils avec l'ADEME et QuotaClimat.

Intérieur de boutique premium avec vêtements et sacs soigneusement présentés sous suspensions industrielles — la surface e-commerce où se concentre l'essentiel des allégations de greenwashing
Les cas que les régulateurs portent sont à l'échelle catalogue : pages produit, pages collection, pages sustainability. L'amende d'1 M€ à evoluSHEIN est partie d'un problème de vocabulaire répété sur des milliers de SKU.

Injonction judiciaire italienne — certification environnementale (mai 2026)

Le 11 mai 2026, un tribunal italien a interdit à un commerçant de publiciter une certification environnementale d'une manière que le tribunal a qualifiée de greenwashing — la première décision rapportée appliquant les standards introduits par le Décret législatif 30/2026 (transposition italienne d'EmpCo, en vigueur depuis le 24 mars 2026). La décision vise l'auto-présentation d'un schéma de certification comme un label de durabilité sans l'étayage exigé par EmpCo. L'Italie est la première juridiction que nous suivons avec un test contentieux post-transposition — attendez-vous à des affaires parallèles issues de l'amendement allemand à la UWG (en vigueur depuis le 19 février 2026) et de la proposition de loi nº 118 du Sénat français au cours du T3 2026.

Auditez votre boutique face aux affaires ci-dessus

Chaque amende de ce tracker est partie d'une allégation sur une page que quelqu'un a oublié d'auditer. Collez votre URL dans EcoClaim : chaque terme vert interdit est marqué avec sa citation Annexe I, une note de gravité, et une réécriture conforme générée par IA. Gratuit, sans inscription, en 60 secondes.

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Ce que ces amendes ont en commun

Lisez le catalogue en transversal : quatre schémas dominent. Ce sont ceux que l'Annexe I d'EmpCo codifie, et ceux que toute boutique e-commerce devrait auditer — pas au prochain trimestre, cette semaine.

  1. **Adjectifs environnementaux génériques** sans performance excellente reconnue. 'Vert', 'éco', 'durable', 'climato-amical', 'ami de la planète' — présents dans GLS, Eni, Shein, la DGCCRF, et la plupart des affaires CPC aérien. L'Annexe I, point 2 les interdit sauf à être liés à une certification de niveau Écolabel UE.
  2. **Neutralité fondée sur la compensation** déguisée en réductions dans la chaîne de valeur. Apple Watch, TotalEnergies, GLS, FlixBus/Katjes, KLM, le coup de filet CPC aérien — tous reposent sur la confusion entre crédits et réductions. L'Annexe I, point 4a interdit la catégorie entière dès le 27 septembre 2026.
  3. **Engagements futurs** sans feuille de route mesurable et calendrée. Le zéro net 2050 de Shein, le cadrage de transition de TotalEnergies — l'Annexe I, point 4 exige des jalons intermédiaires vérifiables ; le langage aspirationnel est trompeur par défaut.
  4. **Indicateurs ESG sélectifs** hors contexte. Promouvoir la recyclabilité d'evoluSHEIN sans révéler sa part de la production totale ; mettre en avant un SKU bas-carbone sans exposer la moyenne de la marque — l'Annexe I, point 4b couvre explicitement ce cas.

Ce qui change après le 27 septembre 2026 — l'arithmétique de la sanction

Les amendes ci-dessus ont été prononcées sous les régimes pré-EmpCo de chaque État membre — le Codice del Consumo italien, la UWG allemande, le Code de la consommation français, la loi néerlandaise d'application. Les autorités nationales disposaient d'une large discrétion pour calibrer les sanctions selon la coopération, l'ampleur et les moyens de l'entreprise. À compter du 27 septembre 2026, l'Article 13 de la Directive 2024/825 fixe un minimum de 4 % du chiffre d'affaires annuel du commerçant dans les États membres concernés — ou au moins 2 millions € si le chiffre d'affaires ne peut être déterminé. Ce plancher s'empile : une action coordonnée CPC sur cinq États membres fixe cinq minimums indépendants de 4 % du chiffre d'affaires national.

Billets de plusieurs monnaies — euro, dollar, peso, roupie — superposés sur fond sombre, illustrant l'empilement des sanctions entre juridictions sous coordination CPC
Multi-devise, multi-juridiction. Pré-EmpCo : AGCM a infligé 1 M€ à Shein dans une fourchette discrétionnaire. Post-EmpCo : le même dossier sur cinq vitrines UE, c'est cinq minimums 4 % du chiffre d'affaires national, additionnés.
  • Italie (AGCM) : de 5 000 € à 10 millions € par infraction, plus le plancher 4 % pour les infractions UE-larges. Décret législatif 30/2026 en vigueur depuis le 24 mars 2026.
  • Allemagne (UWG, vzbv, concurrents) : 50 000 € par infraction plus restitution des profits, au titre de la troisième loi d'amendement à la UWG publiée le 19 février 2026.
  • France (DGCCRF) : la proposition de loi nº 118 du Sénat (18 février 2026) prévoit des sanctions allant jusqu'à 80 % des dépenses publicitaires liées à l'allégation trompeuse — le plafond le plus agressif du bloc.
  • Pays-Bas (ACM) : jusqu'à 900 000 € ou 1 % du chiffre d'affaires annuel, selon le plus élevé, plus des ordonnances structurelles.
  • Transfrontalier : une action coordonnée du Réseau CPC multiplie le minimum par chaque État membre impliqué.
La discrétion pré-EmpCo disparaît. La coopération ne descend plus sous le plancher.

Shein a coopéré avec AGCM, mis à jour son site, durci ses contrôles internes. Cette coopération a ramené l'amende à 1 M€ au lieu du plafond de 10 M€. Sous EmpCo, les États membres doivent imposer au moins 4 % du chiffre d'affaires national — la coopération peut réduire la sévérité au-dessus du plancher, mais pas le perforer. Pour une marque à l'échelle de Shein, le même dossier produirait aujourd'hui des minimums plus élevés de plusieurs dizaines de millions par État membre.

Risque cumulé — pourquoi les vendeurs multi-pays voient les chiffres se multiplier

Le catalogue sous-estime l'exposition post-EmpCo pour les marques e-commerce de taille intermédiaire, parce que chaque affaire a été tranchée sous le droit d'un seul pays. Le mécanisme CPC qui a produit le coup de filet aérien d'avril 2024 — vingt régulateurs agissant sur un dossier synchronisé — devient le schéma d'enquête par défaut à compter du 27 septembre 2026. Une boutique Shopify de 2 M€ vendant en Allemagne, France, Italie, Espagne et Pays-Bas fait face à un plancher de 4 % × 2 M€ = 80 000 € par pays affecté, cumulables. Le profil d'exposition qu'un commerçant américain ou britannique considérait théorique devient, à partir du 27 septembre 2026, la base arithmétique.

L'arithmétique inverse est tout aussi directe : un seul audit pré-septembre — collez l'URL de votre vitrine dans le scanner gratuit d'EcoClaim, associez chaque allégation marquée à sa citation Annexe I, générez les réécritures conformes, déployez les corrections — referme la surface d'exposition pour une fraction d'une seule amende. Les marques de ce tracker n'étaient pas naïves ; elles optimisaient pour le régime pré-EmpCo. Les commerçants qui auditent maintenant optimisent pour le régime qui démarre dans cinq mois.

Cessez de vous ajouter à ce tracker

Exécutez les contrôles que les affaires ci-dessus ont échoués : adjectifs génériques, neutralité par compensation, engagements non étayés, indicateurs ESG sélectifs. EcoClaim scanne votre vitrine en 60 secondes, marque chaque allégation contre l'Annexe I d'EmpCo, note la gravité, et génère des réécritures conformes à coller directement dans Shopify, WooCommerce ou votre CMS.

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Questions fréquentes

FAQ

Ce tracker est-il exhaustif ?

Il catalogue les amendes et décisions UE pour greenwashing les plus structurantes de 2024 à mai 2026 — celles que régulateurs et tribunaux citent pour interpréter EmpCo. Les autorités nationales ont aussi rendu des décisions de moindre visibilité (les 70 sanctions DGCCRF, les actions civiles de la Wettbewerbszentrale, les ordres administratifs des États membres) que nous résumons au niveau catégoriel plutôt qu'en énumération. Nous actualisons le catalogue chaque mois.

Pourquoi GLS écope de 8 M€ alors que Shein, beaucoup plus grand, n'obtient que 1 M€ ?

Sous le régime pré-EmpCo, l'AGCM calibrait les amendes sur trois facteurs : posture pendant l'enquête, ampleur des manquements, circonstances aggravantes ou atténuantes. Shein a coopéré et mis à jour son site en cours de procédure ; GLS a contesté les conclusions de fond. La coopération est la principale raison de l'écart. À partir du 27 septembre 2026, le plancher 4 % du chiffre d'affaires national s'applique indépendamment de la coopération — la même conduite Shein produirait un minimum plus élevé, pas plus bas.

Apple a-t-elle réellement versé 250 000 € à Deutsche Umwelthilfe ?

Les 250 000 € sont l'amende administrative par cas de non-conformité à l'injonction — ils se déclenchent uniquement si Apple continue à diffuser 'CO₂ neutre' en Allemagne après la date butoir. Apple supprime ce langage sur les marchés UE, donc le coût réel ici est celui d'un futur défaut de conformité, pas une amende déjà payée. La portée stratégique est la valeur de précédent : toute association de consommateurs de type DUH peut désormais attaquer toute marque utilisant un langage de neutralité par compensation en Allemagne.

Comment le Réseau CPC change-t-il l'application ?

Le Réseau de coopération en matière de protection des consommateurs permet à un régulateur national de partager un dossier avec les 26 autres. Quand la Commission européenne identifie un schéma UE (le coup de filet aérien d'avril 2024 en est l'illustration la plus nette), chaque autorité nationale peut agir indépendamment sur le même dossier. À compter du 27 septembre 2026, le plancher 4 % s'applique dans chaque État membre qui ouvre un dossier — l'exposition croît linéairement avec le nombre de marchés nationaux servis.

Si je suis un petit vendeur Shopify, suis-je vraiment exposé ?

Les affaires du tracker visent de grandes marques parce qu'elles ont les budgets pour faire des allégations à grande échelle. EmpCo s'applique à l'identique aux petits vendeurs — le plancher de sanction est le plus élevé entre 4 % du chiffre d'affaires national et 2 millions €, et les autorités peuvent agir sur une seule plainte. L'exposition pratique pour les petits commerçants tient moins à des amendes catastrophiques qu'à des injonctions de cesser, des demandes de retrait, des censures publiques sur les sites des régulateurs, et des réécritures forcées de pages produit. L'audit gratuit pré-septembre est le bon moment pour corriger.

Ce tracker couvre-t-il le Royaume-Uni ?

Non. Le Royaume-Uni n'est plus dans l'UE, et les décisions de l'ASA (Lavazza, Innocent Drinks, Marlow Foods/Quorn) relèvent d'un régime distinct via la CMA, l'ASA et le Green Claims Code. Nous suivons les décisions UK séparément. Les marques qui vendent à la fois en UE et au UK doivent auditer face aux deux régimes — mais l'Annexe I d'EmpCo est la barre la plus haute pour presque toutes les catégories d'allégations.

À quelle fréquence cette page est-elle mise à jour ?

Mensuellement. Nous surveillons AGCM, DGCCRF, ACM, le Bundesgerichtshof, les communiqués CPC de la Commission européenne et les grandes autorités de concurrence nationales. Les nouvelles affaires sont ajoutées avec leur mapping Annexe I spécifique. Abonnez-vous à nos mises à jour ou ajoutez cette page à vos favoris — la cadence des décisions s'accélère à mesure que passent les échéances de transposition et que la préparation EmpCo s'intensifie jusqu'au T3 2026.